Il y a quelque chose qui cloche là dedans. Les signes ne manquent pas. Au choix: le niveau de stress, le taux d'absentéisme, le turnover, les accidents de
travail, les cas d'addiction (alcool, drogue), des incidents violents, des conflits, des phénomènes d'usure manifeste (voire de burnout), l'évocation de situations rélles ou fantasmées de
harcélement et de discrimination, des dépressions (pouvant aller jusqu'au suicide).
Le cas que l'on veut croire isolé, particulier, non significatif, est souvent l'arbre qui cache la forêt: mauvais climat social, démotivation, information peu fluide, perte d'initiative et de
créativité, image dégradée, sabotages inconscients, passivité..
Il est plus que temps de réagir. Et pour commencer proposer, en toute transparence (CE, CHSCT), un regard extérieur sur la situation telle qu'elle est vécue et ressentie.
Les interviews pratiquées par le médiateur permettront d'établir un état des lieux, de pointer objectivement les facteurs psychosociaux en question et d'envoyer au personnel le message qu'une
forme de prise en compte du malaise est en cours.
Le plan d'action est élaboré à partir de l'analyse des informations recueillies, du débat et de la réflexion qui s'en suivent, ainsi que des orientations de la direction. La situation s'améliore
rapidement et les indicateurs sociaux le confirment. La motivation est rétablie et l'efficacité globale restaurée.
Il a eu un passage à vide, mais finalement il s'en sort bien. Il a su rebondir après avoir cru s'écraser au sol. Il a peut être bénéficié de l'aide d'un
thérapeuthe ou d'un coach, sûrement du soutien de quelques amis et, certainement de l'affection de ses proches. Il a fait sa traversée du désert. Ses proches l'ont forcément trouvé un peu
lointain, mystérieux, parfois un peu raide et agressif. Mais ils ont fait confiance et maintenant il voit le bout du tunnel.
Pour passer au travers de la difficulté, il a dû se remettre en question et modifier sa manière de penser le sujet, sa façon de communiquer, son style de fonctionnement, son comportement. Il a
changé.
Ses proches l'attendent là où il a quitté le chemin, là où il est sorti du virage. Lui, a repris la route un peu plus loin. Les proches sont resté sur place.. et parfois ne comprennent plus et
sombrent, à leur tour, dans la crise.
Celui qui change doit il leur faire signe, aller à leur rencontre, leur indiquer un raccourci? S'il a bénéficié d'un soutien particulier, peut on prévoir également une préparation, un appui
spécifique, un accompagnement adapté pour les proches qui vont être confrontés au changement de l'autre.. ?
Curieux! Tout se passe souvent comme si l'entreprise n'avait pas les moyens de se payer un médiateur (voire un coach), mais avait finalement les moyens de se payer
.. un conflit. Pourtant le prix n'est pas le même, le retour sur investissement n'a rien à voir, et pour l'ambiance et la motivation, y a pas photo!
Le parc informatique, lui, fait l'objet de davantage de sollcitude. Le moindre bug constitue une alerte rouge. La relation entre les postes, fixes ou portables, est considérée comme essentielle
au bon fonctionnement de l'ensemble. L'information doit pouvoir circuler avec célérité et fiabilité. Pas question q'un ordinateur se mette à faire bande à part, à polluer le réseau, à faire la
forte tête, à brouiller les messages. Il doit régner ici, en permanence, une bonne ambiance de travail.
Aussi, l'entreprise en prend les moyens: service interne spécialisé (la RH du parc informatique !), contrats de maintenance annuels, mises à jour périodiques, contrôles inopinés ... On n'a pas
les moyens de se payer un gros bug sur le parc informatique!
Et sur le "parc humain"? Les enjeux sont ils moindres? A t'on vraiment les moyens de se payer un conflit, une dégradation du climat social, une ambiance pourrie, une baisse de confiance et de
motivation? .. ou saurons nous bientôt prendre les moyens d'une véritable "maintenance relationnelle"?
L’atmosphère est devenue lourde. De gros nuages s’accumulent et personne ne sait plus d’où vient le vent. Les portes claquent et, au fond du couloir, on entend, par moments, des cris sauvages. Franchement ils ont l’air d’avoir changé. Ca vole bas. De drôles d’oiseaux ! Ils rasent les murs. L’ambiance est électrique. On aimerait que l’orage pète, mais cela ne semble jamais devoir venir. On respire mal, à petites goulées rapides. Comme si des miasmes malsains polluaient l’air. On étouffe ici. Les plantes vertes font grise mine. On entend un bruissement permanent du côté de la machine à café. On ne sait rien. La photocopieuse est en panne et personne ne s’en occupe. On est revenu au carbone. Les cadres ne quittent plus leur parapluie. Le chef ne sort pas de son bureau. Décidément, le climat social est pourri. Pour en sortir, il faudra plus qu’un petit geste pour l’écologie…
par Meodis
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J'ai croisé mon pote. Il avait les 2 yeux au beurre noir. Je lui ai demandé ce qui lui était arrivé. Il m'a dit qu'il avait pris ça à la messe.
"A la messe?". "Oui, j'avais, debout devant moi, une jeune femme habillée d'une jolie robe à fleurs. J'ai remarqué que le tissu de la robe était coincé dans ses fesses". "Et alors?". "Alors, délicatement, j'ai tiré le tissu pour remettre les choses à plat. Elle s'est retournée vivement et m'a donné un violent coup de poing" . "Waouhhh! Mais... l'autre oeil?". "J'ai voulu réparer ma bêtise, et j'ai simplement remis le tissu en place en le poussant avec les doigts...".
Comme quoi, quand ça ne marche pas, faire plus de la même chose n'est pas forcément la meilleure solution!
par Meodis
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